La maison où j'ai grandi               
                                                                        
 Il y a quelque part en Algérie

Une maison où j'ai grandi

IL y avait père, il y avait mère

Mama Aïcha, Baba sidi

Pour vous ce soir, j'écris ces vers

Vous les garçons, et vous les filles

Ô vous les sœurs, ô vous les frères

De la maison où j'ai grandi

Et tout au fond d'une grande cour

IL y avait une petite cuisine

Et sur nos têtes tous les jours

Vieillissait une glycine

Elle était là, la nuit comme le jour

Faisant de l'ombre sur nos têtes

Elle a couvé avec amour

Toutes nos peines et toutes nos fêtes

Passe le temps,

Passent les jours

Viennent les beaux frères et les belles filles

Que de tendresse,

Que de beaux jours

Dans la maison où j'ai grandi

Passe le temps,

Passent les jours

Viennent les nièces et les neveux

Passe le temps,

Passent les jours

Voilà que blanchissent mes cheveux

Dans cette maison,

Dans ce village

Où tendrement moi j'ai grandi

Dans la féerie du paysage

Entre Tirza et Djillali

Avec mon cœur et plus encore

Au delà du temps, je vous aime fort.

Rachid Damous, Avril 2002